Le voyage d’Octavio – Miguel Bonnefoy

Le_voyage_d'_Octavio-Miguel-BonnefoyLa présentation du roman en début d’année par Augustin Trapenard sur canal+  m’a donné envie de lire ce livre. L’auteur, Miguel Bonnefoy a 27 ans, est vénézuélien mais vit à Paris et écrit en français. Son premier roman, Le Voyage d’Octavio, nous embaume d’un parfum dépaysant et enchanteur.

4ème de couverture :
Le voyage d’Octavio est celui d’un analphabète vénézuélien qui, à travers d’épiques tribulations, va se réapproprier son passé et celui de son pays. Le destin voudra qu’il tombe amoureux de Venezuela, une comédienne de Maracaibo, qui lui apprend l’écriture. Mais la bande de brigands «chevaleresques», menée par Rutilio Alberto Guerra, pour laquelle il travaille, organisera un cambriolage précisément au domicile de sa bien-aimée. Avant que ne débute un grand voyage dans le pays qui porte son nom. Octavio va alors mettre ses pas dans ceux de saint Christophe, dans ceux d’un hôte mystérieux, dans ceux d’un peuple qu’il ignore.
Car cette rencontre déchirante entre un homme et un pays, racontée ici dans la langue simple des premiers récits, est d’abord une initiation allégorique et amoureuse, dont l’univers luxuriant n’est pas sans faire songer à ceux de Gabriel Garcia Marquez ou d’Alejo Carpentier.

C’est un roman court mais exaltant et poétique. L’auteur manie à merveille les mots et son récit y gagne en intensité. Sa vision de l’analphabétisme est pleine de sensibilité. Notre héros est plein de ruses pour dissimuler son illettrisme et sa découverte de l’écriture est magiquement décrite. Ensuite, il commence son périple, plein d’exotisme et d’évasion. Rien que les noms font voyager, Maracaibo, les forêts de San Esteban, le pic de la Hilaria. Les paysages sont envoutants, la nature luxuriante, pleine d’essences, palétuvier, sablier, citronnier, …  Il m’a toutefois manqué une carte du Vénézuela pour bien suivre les pérégrinations d’Octavio (je ne connais pas bien ce pays).
Il plane un certain mystère dans ce récit, tout n’est pas toujours rationnel loin de là. Amis cartésiens passez votre chemin. Mais si vous avez un penchant pour la poésie, les mythes et les voyages ou l’Amérique latine, foncez. Ce roman est une belle parenthèse et sans trop savoir dire pourquoi, ce livre m’a donné envie de relire « Le vieux qui lisait des romans d’amour » de Luis Sepulveda. Peut-être le côté poétique et exotique.

123 pages, Ed. Rivages, 2015

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