La dernière flèche – Jérôme Noirez

Jérôme_Noirez-la_dernière_flècheUne histoire sur la fille de Robin des Bois, Pourquoi pas ? Robin des bois est un héros de mon enfance (merci Disney) et, un peu plus grande, j’ai également vu le film Robin des bois, prince des voleurs.

4ème de couverture :
Angleterre, avril 1212. La fille de Robin des Bois sort de l’ombre… Diane de Loxley est une adolescente belle et farouche, au caractère trempé comme l’acier. Rien d’étonnant quand on est la fille de Robin des Bois. Mais il est difficile d’être l’héritière d’une légende. Diane veut de l’action, Londres va la lui fournir. La cité tentaculaire, pleine de bruits et de fureurs, est contrôlée par de ténébreux démons. Afin de les combattre, la fille de Robin devra s’associer avec le séduisant et mystérieux prince des mendiants, et rassembler les anciens compagnons de Sherwood. Sans compter un allié inattendu, l’ennemi intime de son père, le terrible shérif de Nottingham.

J’ai été très surprise par ce livre. Pour moi, le résumé n’annonce par forcement une histoire de fantasy, à part le fait que « Londres soit contrôlée par des démons ». A une époque où la croyance en la sorcellerie est courante, le terme « démon » dans le résumé ne m’a pas interpellé. Dans mon souvenir, il n’y a pas de magie dans Robin des bois. C’est un héros sans super pouvoir, uniquement un excellent archer. Donc pourquoi démons, géants, maléfices et possessions entrent-ils en jeu dans ce roman ? Comme je ne m’attendais pas à cela je n’ai pas adhéré au côté Fantasy du livre.

Au début du récit, Diane et son père cheminent vers Londres pour rendre visite à Will, le neveu de Robin. Ils sont suivis par le shérif de Nottingham qui n’a pas oublié son ancienne rancœur vis à vis de Robin. L’histoire nous apprend également ce qu’est devenue Marianne et j’ai retrouvé avec plaisir ces personnages familiers. Diane ne connaît pas Londres et à son arrivée elle part à la découverte de la citée. Ces passages très réussis permettent à l’auteur de nous offrir une vision de la ville à l’époque médiévale (une ancienne version de la cathédrale St Paul, la tour de Londres etc) et des conditions de vie du peuple et des miséreux. Les anciens comparses de Robins, Frère Tuck et Petit Jean sont également à Londres mais leurs vies ont bien changé….
C’est ensuite que je suis devenue perplexe, quand les envoûtements et autres enchantements sont apparus mais j’ai malgré tout fini l’histoire. Je ne suis pas réfractaire à la fantasy, j’en lis, mais j’ai trouvé que le contexte de Robin des bois n’était pas forcément le plus adapté à ce genre de littérature. Et surtout, la réalisation ne m’a pas convaincue. D’une part, il y a trop de « créatures » fantastiques différentes qui interviennent dans le récit pour que le mélange soit cohérent et réussi. D’autre part, selon moi tout n’est pas expliqué, il manque des clés pour comprendre l’envoûtement, les corbeaux etc.

Depuis, j’ai cru comprendre que Jérôme Noirez est un auteur de Fantasy donc les connaisseurs ont sûrement su à quoi s’attendre. Pour ma part, comme je m’étais imaginée un tout autre style d’histoire, je n’ai pas accroché. Mais si vous acceptez une histoire de fantasy autour de Robin des bois, de ses anciens comparses et de sa fille allez-y, l’immersion dans le Londres médiéval vaut le détour.

316 pages, Ed. J’ai lu, 2012

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