Encore des déceptions…

Il est toujours plus facile et enthousiasmant de parler des livres qui nous ont plu mais, parfois, nos lectures nous emballent moins. « L’éveil de Mademoiselle Prim » de N. S. Fenollera et « L’homme qui savait la langue des serpents » d’Andrus Kivirähk sont deux livres qui ne m’ont pas convaincus. J’espère que mes prochaines lectures seront plus passionnantes !

L'éveil_de_mademoiselle_Prim-Natalia_Sanmartin_FenolleraUne couverture sympa, un résumé qui parle d’une histoire de bibliothécaire … et hop je me suis lancée.
4ème de couverture : Cherche esprit féminin détaché du monde. Capable d’exercer fonction de bibliothécaire. Pouvant cohabiter avec chiens et enfants. De préférence sans expérience professionnelle. Titulaires de diplômes s’abstenir. Mademoiselle Prim, bardée de diplômes et sans expérience d’enfants et de chiens, ne répondait qu’en partie à ce profil… Engagée par un étrange gentleman, aussi cultivé que peu délicat, elle va découvrir la singularité et les secrets du petit village de Saint-Irénée d’Arnois. Loin du monde moderne, les habitants semblent s’être mis d’accord pour faire de leur vie un bonheur permanent. Prudence Prim tombe vite sous le charme de ce paradis perdu et de sa devise : profitez de la splendeur des choses simples de la vie !  »
Le résumé est engageant mais finalement, il ne ressemble pas au style du livre ! En effet, la personne ciblée par l’annonce ne doit pas avoir de diplômes mais notre étrange gentleman est pontifiant. Par conséquent, le texte est truffé de références aux auteurs latins, aux classiques de la littérature, aux philosophes et autres penseurs. Peu d’entre-elles m’ont réellement parlées et j’ai donc eu l’impression de passer à côté de certaines choses. De plus, le roman nous décrit un petit village, Saint-Irénée d’Arnois, peuplé d’habitants qui ne trouvent pas leur place dans le monde moderne. Ils l’on fuit pour un univers plus paisible et les villageois glorifient la courtoise, le savoir vivre et la culture. Malheureusement, cette atmosphère feutrée nuit au rythme du récit : c’est lent et la vie du village ne m’a pas franchement passionnée. Les habitants de Saint-Irénée d’Arnois considèrent que les écoles actuelles formatent les enfants. L’école du village leur enseigne donc uniquement à lire et compter. Le reste de l’éducation des bambins est sous la responsabilité partagée de certains membres du village. Parmi les autres thèmes du livres, on trouve les valeurs du mariage, la religion et femmes du village se revendiquent féministes. Malheureusement, je n’ai pas trop vu la finalité de l’histoire que j’ai trouvée sans relief. Je ne me suis pas attachée au personnage de mademoiselle Prim et sa pseudo histoire d’amour ne m’a pas non plus convaincue. Finalement, j’avais deviné un élément lié à la fin de l’histoire mais j’en attendais plus alors qu’en fait il n’y a rien de plus ! Bref, ce livre a tout du flop.

344 pages, Ed. Pocket, Trad. A. et N. Lhermillier, 2015.

L'homme_qui_savait_la_langue_des_serpents-Andrus_KivirahkLe titre et la couverture de cet ouvrage m’avaient intriguée. J’ai donc regardé son résumé : Une fresque inspirée des sagas scandinaves, se déroulant à une époque médiévale réinventée et mettant en scène des personnages atypiques : le dernier homme connaissant la langue des serpents qui voit le monde de ses ancêtres disparaître, sa soeur amoureuse d’un ours, une paysanne qui rêve d’un loup-garou, des australopithèques éleveurs de poux… A sa lecture, je me suis dit que ça me changerait de ce que je lis d’habitude et que je connaissais très peu la mythologie scandinave. J’ai donc tenté … et j’aurais pas du ! Il y a un petit côté saga préhistorique de J.M. Auel … mais en bien moins passionnant. Heureusement, la postface du livre est venue m’éclairer … il s’agit en réalité d’une critique de la société moderne estonienne. J’ai trouvé les explications intéressantes mais elles n’ont pas réussi à sauver ma lecture. J’ai aussi compris que j’étais complètement passée à côté du livre ! Certes, le regard de notre homme de la forêt sur le progrès est intéressant. Puisque lui parle aux animaux, il a toujours à manger donc il ne voit pas l’intérêt de cultiver les champs, travail pénible et quotidien, pour manger du pain, cette nourriture pâteuse et insipide. Il ne voit pas non plus l’intérêt des jolis habits en lin, à nouveau issu de cultures, quand la nature lui fournit des peaux… Le regard sur la religion chrétienne et les parallèles avec les pseudo croyances auxquelles se raccrochant certains des derniers habitants de la foret est aussi intéressant mais malgré tout, cela ne soulève pas mon enthousiasme. Donc à moins qu’une critique de la société estonienne ou qu’un regard sur le progrès par des rétrogrades vous intéresse passez votre chemin !

470 pages, Ed. Le Tripode Editions, Trad. Jean-Pierre Minaudier, 2015.

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