Oh, my dear ! – T. J. Middelton

Oh_my_dear-TJ_MiddeltonLa phrase d’accroche de la couverture m’a intriguée : « Si sa femme est sur le canapé du salon, qui donc a-t-il poussé de la falaise ? ». La construction de l’histoire sort donc du classique « qui est le meurtrier ? » puisque nous nous interrogeons une fois n’est pas coutume, sur l’identité de la victime. Ce changement de point de vue m’a paru prometteur… Verdict ?

Vous l’aurez compris nous n’avons pas affaire au meurtrier le plus méticuleux qui soit : il s’est trompé de victime. Pour se sortir de cette fâcheuse situation, Al va devoir identifier sa victime et se trouver un alibi. La tâche ne sera pas simple car dans ce un petit village côtier anglais, tout le monde se connait et s’observe. Par contre, les meurtres étant rares, la police ne brille ni par son efficacité, ni par sa perspicacité.

La trame du récit est bien construite, l’identité de la victime maintient notre curiosité en éveil au début du récit et de nouveaux rebondissements et manipulations perfides parsèment le récit. Par contre, l’ambiance villageoise où règnent secrets et vieilles rancœurs ne m’a pas enchantée et les personnages ne m’ont pas convaincue outre mesure. Al a beau un être un meurtrier, c’est surtout un personnage peu reluisant : il est rustre et aime la facilité et les bassesses. Seule sa passion pour ses poissons lui confère un peu de bonté. Les autres habitants du villages ne parviennent pas à rehausser le niveau et on est donc bien loin du flegme britannique…

En conclusion, même si les rebondissements du livre nous réservent de belles surprises, je m’attendais à un polar frais, original voir amusant et au final il n’en n’est rien. L’ambiance a une tendance sordide, la plume de l’auteur n’a rien d’extraordinaire et les ficelles du récit sont assez classiques. Le changement de point du vue ne fait pas tout et c’est un livre qui, pour moi, ne restera pas dans les annales.
Et vous connaissez-vous des bons polars qui sortent des sentiers battus ? Ou la recette est-elle tellement éprouvée qu’il est difficile de s’en écarter avec succès ?

384 pages, Ed. Pocket, Trad, H. Esquie, 2015.

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