Le livre des Baltimores – Joël Dicker

Le_livre_des_Baltimore-Joel_DickerTrois ans après l’énorme succès de « La vérité sur l’affaire Harry Quebert », Joël Dicker sort un nouveau livre, « Le livre des Baltimore ». Le moins que l’on puisse dire est que l’auteur maîtrise l’art du teasing qu’il applique ici à une fresque familiale…

Dans ce livre, nous retrouvons le héros de l’affaire Harry Quebert, l’écrivain Marcus Goldman. Il s’est acheté une maison à Boca Raton en Floride et compte se mettre à l’écriture d’un nouveau livre. Le récit alterne entre des passages sur la vie de Marcus en Floride et d’autres où il nous raconte ses souvenirs. Très vite, on comprend qu’il va écrire sur sa famille et que, dans ce passé, il y a eu ce qu’il appelle « Le drame ». Très vite on comprend aussi que, bien que notre curiosité soit piquée, il va falloir être patient…

Pour en arriver à ce fameux drame, l’auteur va reprendre l’histoire à son commencement, quand Marcus n’était qu’un jeune garçon et va nous brosser le portrait de toute la famille Goldman. Les grands-parents de Marcus ont eu deux fils et chacune de ces familles Goldman s’est vu baptisée du nom de la ville où elle s’est installée. Marcus et ses parents sont « les Goldman de Montclair ». Son oncle et sa tante ainsi que leur fils sont « les Goldman de Baltimore », que Marcus vénère. Son oncle est un avocat réputé et sa tante est médecin à l’hôpital John Hopkins et, à côté, ses parents font pâle figure dans leur modeste pavillon de Montclair. C’est à Baltimore que Marcus a passé les meilleurs moments de sa jeunesse en compagnie de son cousin et d’un 3ème larron. Ensemble, ils formaient « le gang des Goldman », soudé par une amitié indéfectible.

Le début se lit très bien puis j’avoue, j’en ai eu un peu assez que l’on joue avec ma patience. Le teasing, c’est quand même une ficelle facile… mais ça a fonctionné. Etant curieuse, j’ai voulu avoir le fin mot de l’histoire ! L’histoire de la famille Goldman en elle-même reste assez classique et très « dérives de l’Amérique idyllique ». C’est donc surtout sa construction qui nous la rend intéressante. L’auteur a aussi introduit une partie romance qui se marie bien avec la fresque familiale et suivre Marcus dans son travail de genèse d’un nouveau roman est bien trouvé et intéressant. Malgré tout, il m’a  manqué un ingrédient supplémentaire qui m’aurait fait adhérer plus à l’histoire !

Même si je suis loin de me rappeler l’histoire de l’affaire Harry Quebert, j’ai le souvenir d’avoir été accrochée au livre et bluffée par le retournement final de situation. Ici, le teasing maintient notre intérêt mais je n’ai pas eu cette sensation de surprise sur la fin. Je suis donc globalement d’accord avec les avis qui disent que ce livre est moins réussi que l’affaire Harry Quebert. Personnellement, dans le style livre qui nous intrigue dès les premières pages, j’ai préféré « Le secret du Mari ». Néanmoins, j’accorde sans souci à l’auteur qu’avec son roman précédent, il avait placé la barre très haut et que l’exercice était donc périlleux. Si le teasing vous tente, allez-y, c’est très bien maitrisé mais attention, c’est une brique et votre patience sera mise à rude épreuve.

480 pages, Éditions de Fallois, 2015.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s