Morsures – Nick Louth

Morsure-Nick_LouthNe vous fiez pas au titre et à sa calligraphie sanglante, ici point de vampires ! A la place, Morsure vous propose un thriller où le prédateur est le moustique…

A quelques heures de prendre la parole à Amsterdam lors d’un congrès scientifique sur les maladies tropicales, Erica, une jeune scientifique disparait. Pourtant, son intervention était fort attendue, toute la communauté bruissant de l’annonce d’une découverte spectaculaire. Son petit ami Max, un ancien garde-côte ne croit pas à une disparition. Malheureusement, la police ne l’écoute pas et fini même par le suspecter d’être responsable de la disparition d’Erica. Max va alors se lancer à la recherche de la jeune femme et ce faisant, il va se frotter à des ennemis sauvages et sans scrupules !

Le livre est bien construit avec une alternance entre des passages où on découvre le passé d’Erica et d’autres sur les événements présents. Ce présent se découpe entre l’enquête de Max et d’autres évènements parallèles et on imagine bien que tout ceci fera sens à un moment. Cette construction est efficace et nous tient en haleine.  L’intrigue est donc prenante malgré un bémol sur deux personnages clés. J’ai trouvé que le méchant était très redoutable, ultra-violent et, de fait, manquait parfois de  crédibilité et que notre héros Max rentrait un peu trop dans le cliché de l’américain héroïque à l’excès. Les garde-côtes américains ont l’air d’avoir une vraie formation de GI ! Malgré tout la mayonnaise a bien pris, j’ai été absorbée par le livre donc mission accomplie.

J’ai beaucoup apprécié cette intrigue sur fond d’épidémie et d’industries pharmaceutiques qui préfèrent traiter des patients à vie plutôt que les guérir et qui ne cherchent des remèdes qu’aux maladies frappant les pays riches. A ce titre, le paludisme (ou malaria) étant cantonné aux pays africain ou asiatiques pauvres, elles ont négligé de  lui chercher un remède, malgré l’émergence de souches résistantes au traitement actuels…  Le sujet est donc très bien trouvé, effrayant par son côté plausible et à la lecture, on sent que l’auteur a très bien fait son travail de recherche sur le paludisme et les épidémies. Bref, si vous chercher un thriller original où il ne faut pas se fier à la petite taille de l’ennemi, allez-y.
Cette lecture me rappelle aussi que je dois progresser dans les aventures de Sharko et Hellenbeke pour  en arriver au dernier Franck Thilliez, Pandémia qui aborde aussi le thème des épidémies, sujet de thriller qui me plait. A mettre donc au programme de mes lectures de 2016 !

395 pages, Ed. Michel Lafon, Trad M. Farcot, 2015.

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