Nous étions les hommes – Gilles Legardinier

Nous_étions_les_hommes-Gilles_LegardinierGilles Legardinier, l’auteur des livres aux couvertures de chat n’a pas toujours été cet auteur boute-en-train. Avant de rencontrer un immense succès avec « Demain, j’arrête », il avait notamment écrit 2 thrillers : « L’exil des anges » et « Nous étions les hommes ».

J’ai lu « L’exil des anges » il y a quelques années. Le début du récit m’avait bien plus puis, en progressant dans l’histoire, son côté un peu trop ésotérique m’avait dérangé. On bascule de quelque chose de crédible à des choses qui ne le sont plus et j’ai eu du mal à m’y faire. Récemment, je me suis laissée tentée par « Nous étions les hommes » après avoir lu sur internet la présentation du livre faite par l’éditeur.

Je la trouve plus convaincante que la 4ème de couverture et la voici : C’est l’une des plus fascinantes énigmes qui soit. Sur notre planète, il existe plus de 1800 espèces de bambous. Chaque fois que l’une d’elles fleurit, tous ses spécimens, où qu’ils se trouvent sur Terre, le font exactement au même moment. Ensuite, l’espèce meurt. Personne ne sait expliquer ce chant du cygne, ni l’empêcher. Aujourd’hui, l’homme va peut-être connaître le même sort. Arrivé lui aussi à son apogée, il risque de disparaître…
Dans le plus grand hôpital d’Edimbourg, le docteur Scott Kinross travaille sur la maladie d’Alzheimer. Associé à une jeune généticienne, Jenni Cooper, il a découvert une clé de cette maladie qui progresse de plus en plus vite, frappant des sujets toujours plus nombreux, toujours plus jeunes. Leurs conclusions sont aussi perturbantes qu’effrayantes. Si ce fléau l’emporte, tout ce qui fait de nous des êtres humains disparaîtra. Nous redeviendrons des animaux.
C’est le début d’une guerre silencieuse dont Kinross et Cooper ne sont pas les seuls à entrevoir les enjeux. Partout sur la Terre, face à ceux qui veulent contrôler le monde et les vies, l’ultime course contre la montre a commencé…

L’histoire des bambous m’a interpellée et un thriller scientifique sur la maladie d’Alzheimer, ça me paraissait prometteur. Je suis donc rapidement entrée dans l’histoire, l’approche du médecin et de la généticienne me plaisait bien, tout comme leurs personnages. Rapidement, ils se retrouvent menacés à cause d’une découverte liée à leur travail. Des cas inexplicables leurs sont soumis, Sibérie, Alaska, le mal frappe sans explication. Jusque là l’histoire me plaisait bien mais ensuite mon intérêt s’est émoussé et je me suis demandée où on allait. J’ai eu du mal à me faire à l’apparition d’une organisation religieuse secrète et je reste sceptique sur son apport dans l’histoire. Ensuite, le grand méchant de l’histoire m’a déçue, il ne m’a pas paru très crédible. De plus, l’auteur tombe dans les facilités avec le complot, les ennemis surpuissants et intouchables, l’action commando où hop on trouve les plans du bâtiment, un guide etc. Bref, j’ai moins adhéré à la suite de l’histoire et la fin m’a parue compliquée, embrouillée et peu satisfaisante. Malgré tout, les idées du livre sont intéressantes. La démarche de nos deux scientifiques est noble et humaniste, le sujet alzheimer (marqueur biologiques, évolution de la maladie, …) est très bien documenté et les passages sur le monde du dépôt de brevets et sur leurs achats par des puissances cherchant à bloquer de nouvelles découvertes pour exploiter au mieux leurs intérêts sont alarmants de vérité.

En conclusion, ce livre reste une lecture intéressante mais les ingrédient de son aspect thriller ne m’a pas enthousiasmé. Je vais retourner voir les livres aux couvertures de chat de Mr Legardinier car la version poche de « Ça peut pas rater ! » sort le 3 mars 2016… A suivre ;)

468 pages, Ed. Pocket, 2014.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s