Le secret de la manufacture de chaussettes inusables – Annie Barrows

Le_secret_de_la_manufacutre_de_chaussetttes_inusables-Annie_BarrowsJ’ai été faible et je me suis laissée influencée par la bannière « de l’auteur du cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates » que j’avais adoré. D’autant plus faible que le cercle littéraire avait été co-écrit par Mary Ann Shaffer et sa nièce Annie Barrows et qu’ici elle a écrit seule… Les sirènes du marketing m’auront-elles séduites à juste titre ?

Pour savoir de quoi parle ce secret de la manufacture de chaussettes inusables, voici la 4ème de couverture : Ce n’était pas le projet estival dont Layla avait rêvé. Rédiger l’histoire d’une petite ville de Virginie-Occidentale et de sa manufacture de chaussettes, Les Inusables Américaines. Et pourtant… Eté 1938. Layla Beck, jeune citadine fortunée, refuse le riche parti que son père lui a choisi et se voit contrainte, pour la première fois de sa vie, de travailler. Recrutée au sein d’une agence gouvernementale, elle se rend à Macedonia pour y écrire un livre de commande sur cette petite ville. L’été s’annonce mortellement ennuyeux. Mais elle va tomber sous le charme des excentriques désargentés chez lesquels elle prend pension. Dans la famille Romeyn, il y a… La fille, Willa, douze ans, qui a décidé de tourner le dos à l’enfance… La tante, Jottie, qui ne peut oublier la tragédie qui a coûté la vie à celui qu’elle aimait… Et le père, le troublant Félix, dont les activités semblent peu orthodoxes. Autrefois propriétaire de la manufacture, cette famille a une histoire intimement liée à celle de la ville. De soupçons en révélations, Layla va changer à jamais l’existence des membres de cette communauté, et mettre au jour vérités enfouies et blessures mal cicatrisées.

Le récit démarre avec quelques missives sans trop d’explications, où l’on découvre qui sont les auteurs  grâce aux contenus des différentes lettres. Puis, on fait connaissances avec les protagonistes en cher et en os  : on découvre Mlle Layla Beck et les membres de la famille Romeyn. L’auteur nous offre un large panel de personnages féminins : Jottie, qui tient cette famille atypique a bout de bras et a décidé d’accueillir une pensionnaire, ses soeurs, les jumelles Mae et Minerva et les deux filles de Félix, Willa et Bird. Les personnages masculins sont eux bien plus discrets à part le flamboyant Félix Romeyn. L’histoire se met doucement en place et ce rythme nonchalant perdurera tout au long du récit, dans la torpeur de cet été 1939 à Macédonia. Contre toute attente, Layla se passionne pour l’histoire de Macédonia que nous découvrons en même temps qu’elle. Cependant, elle s’intéresse à l’histoire véridique de la ville qui recèle des péripéties, scandales et secrets et elle bénéfice parfois de petits coups de mains orientés pour guider ses découvertes. Elle ne se conforme donc pas à la barbante version expurgée et politiquement correcte que la mairie souhaite, et la lecture de ses recherches et de ses écrits est plaisante. Malgré tout, j’avoue qu’il m’a manqué une petite dose de suspense ou un petit côté entrainant. A la place j’ai peiné à avancé dans ma lecture. Pire, je n’ai pas été surprise du tout, les évènements se sont déroulés comme je soupçonnais qu’ils allaient le faire, je me demandais juste comment ce dénouement serait enclenché. Bref, de beaux personnages, mais totalement prévisibles, l’histoire de Macédonia met un peu de sel mais il m’a manqué des ingrédients supplémentaires pour réellement apprécier cette histoire et son côté romantique ne m’a pas emballée non plus.

J’avoue qu’en ayant écouté les sirènes de la pub avec l’argument marketing « cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates », j’ai préféré la bibliothèque des cœurs cabossés à cette lecture-ci. J’ai regardé les critiques sur la toile, certains lecteurs ont comme moi un sentiment de « tout ça pour ça » et que le secret est vite deviné mais le livre a également récolté des avis plutôt favorables de lecteurs qui ont apprécié le voyage. Dans ces circonstances, je suis curieuse d’avoir vos avis si vous l’avez lu et je vous dit à bientôt, pour une prochaine chronique que j’espère plus enthousiaste.

621 pages, Ed. Nil, Trad. C. Allain, D. Haas, 2015.

Ps : ce livre figurait dans mes envies pour 2016 listées dans ma rétrospective 2015. Et de un lu.

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