Prudence – Gail Carriger

prudence_gail_carrigerGail Carriger est l’auteur de la superbe saga Fantasy « Le protectorat de l’ombrelle » qui met en scène vampires, loup-garous et Humains dans un Londres victorien. Sa nouvelle série, dont le premier tome est paru directement au format poche, nous propose de rencontrer une progéniture prometteuse et de retrouver des connaissances du protectorat. Bref, j’ai craqué pour ce premier tome intitulé Prudence et je ne le regrette pas ! 

Il y a quelque temps, je m’étais laissée tentée par le premier tome de la deuxième série de l’auteur « Le pensionnat de mademoiselle Géraldine ». Cette histoire, antérieure au protectorat, ne m’avait pas enthousiasmée et je guettais depuis la sortie de Prudence en français, ayant été séduite par le résumé et la couverture de l’édition anglaise.

Je fut donc ravie de voir que la version française avait gardé la même couverture et comme celle-ci nous le laisse deviner, l’histoire va se situer en Inde. Elle ne pouvait que me plaire puisque la mission de Prudence en Inde concerne du thé. J’ai beaucoup apprécié cette délocalisation qui survient après quelques pages londoniennes qui ont permis de resituer les personnages principaux. L’Inde se révèlera pleine de surprises et permet à l’auteur de se renouveler. J’ai eu quelques craintes en voyant qu’on se dirigeait vers une histoire de dirigeable car le pensionnat était aussi sur un dirigeable mais en fait ce fut salvateur !

J’ai retrouvé avec grand plaisir l’univers riche de l’auteur et sa plume qui crée des personnages attachants, hauts en couleurs et agréablement anti-conformistes. Cette histoire nous fait découvrir les pouvoirs de Prudence, unique « métanaturelle » au monde qui a la capacité en touchant une créature surnaturelle de lui emprunter temporairement son pouvoir. Elle peut donc devenir provisoirement vampire ou loup-garou en rendant celui à qui elle a fait l’emprunt mortel pendant ce temps.

Bien sûr, Prudence n’est pas seule. Vingt ans après la fin du protectorat, nous faisons connaissance avec la nouvelle génération : Primerose Tunstell, l’amie de toujours de Prudence et son frère jumeau Percy ainsi que Quesnel Lefoux, fils de la fameuse inventrice. Découvrir que Prudence et Primerose en savent peu sur la jeunesse de leurs parents est amusant, surtout pour nous qui en savons plus qu’elles. Bien sûr l’auteur nous réserve des surprises avec la réapparition d’anciens personnages et en a créé d’autres tout à fait pittoresques.

Du côté des petits moins, le titre de la saga « Le protocole de la crème anglaise » ne m’enthousiasme pas vraiment. Je le trouve long et pompeux et je pense qu’il a souffert de la traduction, tout comme le nom du dirigeable. Ma soif d’info sur le thé a été très peu assouvie, la variété de thé convoitée est plus un élément du décor. De même, la vie des indiens (gloire au colonialisme) est très peu présentée. Seule une excursion au marché nous donnera un petit aperçu de la couleur locale. Finalement, le fait que Prudence passe à côté des évènements pendant une partie de l’histoire alors que le lecteur lui devine qu’il y a plus, cultive le mystère mais ne glorifie pas le personnage. Malgré tout, elle se rattrape à la fin et j’ai passé un très bon moment de lecture distrayante. Mon petit plus est le côté réservé à la bienséance. J’ai trouvé très rafraichissant le sens des convenances (plus ou moins aigu) de nos héroïnes et qu’elles proposent du thé en toutes circonstances puisqu’il faut rester civilisé même en pleine crise.

imprudence_carriger_usaBref, un premier tome qui m’a replongée avec délice dans cet univers et qui présage d’un grand destin aventureux pour Prudence, héritage familial oblige. Je suis donc ravie de ma lecture et j’ai hâte de découvrir la suite des aventures de Prudence et de son équipage !  D’ailleurs le deuxième tome est paru en anglais au mois de juillet et je ne résiste pas à vous en partager la couverture. Malgré tout, je vous conseille pour apprécier à sa juste valeur cette histoire d’avoir lu le protectorat de l’ombrelle avant (mais aller y ça vaut le coup).

544 pages, Ed. Le Livre de Poche, Trad. S. Denis, oct. 2016.

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7 réflexions sur “Prudence – Gail Carriger

    1. Salut Béa, merci pour ta visite et ton commentaire. Je te souhaite une très bonne lecture et n’hésites pas à repasser me dire ce que tu en auras pensé. Zoé

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