Petits Meurtres à Mangle Street, M. R. C. Kasasian

petits_meurtres_a_mangle_street-kasasianJ’ai été attirée vers ce roman par sa couverture originale. Son résumé propose de nous emmener à Londres et plus précisément à Whitechapel à la fin du 19ème siècle pour enquêter sur un assassinat des plus sauvage aux côtés d’un détective privé et de son assistante fort peu en accord avec les conventions de l’époque. Des ingrédients et un cadre prometteurs, il n’en fallait pas plus pour me faire craquer !

Voici la 4ème de couverture qui n’en dit pas trop : Londres 1892. Une femme est sauvagement assassinée dans le quartier pauvre de Whitechapel. Désemparée par l’inefficacité de la police, la mère de la victime engage Sidney Grice, le plus célèbre détective privé de Londres. D’une intelligence acérée, pointilleux et exigeant, l’homme est d’une efficacité redoutable. Il pense que le « sexe faible » n’a pas sa place dans un cabinet de détective, mais il fait tout de même appel à March Middleton, une jeune femme excentrique un peu trop portée sur le gin, pour l’assister dans cette affaire. L’irrésistible duo mène l’enquête et découvre que le mystérieux meurtre n’était que le premier d’une sinistre série. Dans un Londres où planent des ombres terrifiantes, le danger rôde à chaque coin de rue…

Vous l’aurez compris, le roman propose une revisite de l’affaire Jack l’éventreur mâtinée d’une dose de Sherlock Holmes car forcément un privé d’une grande intelligence et très hautain ne peut que nous faire penser au héros de Conan Doyle. J’ai beaucoup apprécié  le duo d’enquêteurs Middelton et Grice. Il m’a fait penser à la transposition du duo Sherlock/Watson avec Watson en femme dans la série « Elementary », même si les époques ne sont pas comparables. Le personnage de March est résolument moderne pour l’époque et très intéressant. D’ailleurs, nous en apprenons plus à son sujet dans des passages épistolaires qui nous intriguent au fil du roman. Grice est quant à lui cupide et détestable mais un détective personnel (il déteste être appelé détective privé) de talent. Leurs échanges sont émaillés de remarques acerbes ou de réparties cinglantes, chacun défendant âprement ses positions et ses idées. Du côté de l’enquête en elle même, ce n’est pas peu dire que la quête de coupable nous égare et réserve son lot de surprises. J’ai été fortement étonnée à la moitié du livre (je n’en dis pas plus) mais l’enquête a bien rebondi par la suite et le dénouement est à la hauteur. Le tout est donc une grande réussite, tant dans l’histoire que dans la réalisation, puisque la couverture m’a aussi conquise.

En conclusion, ce roman, porté par des héros mémorables, est une superbe revisite de l’affaire de Jack l’éventreur (qui m’a bien plus plu que Retour à Whitechapel, qui lui se voulait véridique) et un très beau clin d’œil à Conan Doyle. Alors que la série Houdini ne m’a pas enthousiasmée,  les enquêtes de Middelton et Grice pourraient remplacer les Nicolas le Floch dont je me sus lassée au rayon des séries policières historiques. En effet, l’auteur en est à son 4ème tome. J’espère donc que les traductions suivront car je suis tout à fait partante pour le deuxième tome !

404 pages, Ed. City Editions, Trad. H Tordo , Oct. 2016.

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