Agatha Raisin enquête : La quiche fatale – Tome 1 – M. C. Beaton

agatha_raisin_serieJe suis tombée sur tout un étal qui présentait cette saga « Agatha Raisin Enquête » déjà riche de 4 tomes et dont je n’avais pas entendu parler. Un petit coup d’œil sur le net m’a permis de constater que les critiques étaient positives et je suis repartie avec le 1er tome.

En creusant un peu, j’ai découvert que cette série est bien connue outre-manche et qu’elle n’est pas toute récente. L’auteur, née en 1936 à Glasgow, l’a entamé en 1992 (et on le ressent un peu dans l’absence de technologies de pointes). Le dernier tome paru en anglais en 2016 est le 27ème de la saga ! Ici, les deux premiers tomes sont parus en juin 2016 et les 2 suivants en novembre 2016. Les éditeurs ont donc de quoi faire avec les traductions…

agatha_raisin_t1_la_quiche_fatale-beatonRevenons à la présentation du premier tome intitulé la quiche fatale. Agatha Raisin est une femme volontaire, partie de rien et qui a monté sa propre agence de relations publiques à Londres. Arrivée à la cinquantaine, elle décide de prendre une retraite anticipée et s’achète un cottage dans un charmant village des Costwolds. C’est une belle idée mais en réalité, la transition entre une  trépidante vie londonienne et une paisible retraite à la campagne n’est pas des plus aisée. Pour faire connaissance avec les villageois, elle décide de participer au concours de cuisine de la paroisse. Le hic est que ses talents culinaires se limitent à acheter des plats préparés et à les réchauffer. Cet obstacle ne l’arrête pas. Elle n’en est pas arrivée là ou elle est dans la vie en baissant les bras mais au lieu de se remonter les manches, elle décide de tricher ! Malheureusement, lorsque un villageois se retrouve empoisonné par sa quiche, elle est contrainte d’avouer la vérité… Suite au scandale, Agatha décide de mener l’enquête mais elle va également vite réaliser qu’on ne met pas impunément les pieds dans les secrets d’alcôve du village !

Pour moi, ce livre se rapproche plus des lectures faciles pour les vacances que d’un bon polar car je n’ai pas trouvé l’intrigue autour de la quiche des plus trépidante. C’est peut-être ce que le slogan  » Agatha Raisin, le polar qui fait du bien » voulait dire. En effet, Agatha se lance dans cette enquête pour se débarrasser d’un sentiment de culpabilité et peut-être aussi par ennui. Malheureusement, bien qu’elle soit très curieuse, elle n’est pas des plus perspicace et son côté détective amateur ne ravira donc pas les adeptes de bons polars. Dans ce domaine, je préfère les enquêtes de Stéphanie Plum où le côté gaffeuse est assumé et où l’on s’attache à Stéphanie. Ici, Agatha a un côté  revêche, qui va s’adoucir au contact des villageois, mais ne la rend pas des plus sympathique de prime abord. La 4ème de couverture annonçait également un livre qui devait nous faire rire mais je dois être passée à côté de cet humour british même si le livre propose une ou 2 situations cocasses.  De même, je n’ai pas trop adhéré au collègue londonien qui fait assez cliché.

Je n’ai donc pas été entièrement conquise par cette histoire sans vraiment réussir à cerner ce qui m’a manqué. Peut-être que ce premier tome a un petit côté mise en place ou c’est le côté « gentillet » de l’histoire qui n’a pas répondu à mes attentes. L’arrivée au village d’Agatha, qui se heurte au monde rural et sa découverte des Cotswolds est plaisante mais dans ce registre j’ai préfère de loin l’ambiance villageoise des polars de Louise Penny. De même les détectives privés ne m’ennuient pas (mon préféré étant Cormoran Strike crée par Robert Galbreith, le pseudonyme de J. K. Rowling) mais ici, le personnage est vraiment une détective amatrice. Dans cet esprit totalement amateur, j’ai gardé un très bon souvenir des polars girly de Andréa Japp ou de Mma Ramotswe, qui nous emmène enquêter en Afrique. Ici, je me suis demandée si à la fin de l’histoire Agatha se lancerait dans la profession de privé. Ce ne fut pas le cas mais qui sait ce que les futurs tomes réservent. D’ailleurs, un séduisant voisin s’installe aussi au village à la fin de ce premier tome.

Je réviserai peut-être mon jugement si je lis le second tome « Remède de cheval » dans une période de fatigue ou en vacances mais pour le moment, je ne suis pas conquise par cette saga. Elle a également fait l’objet récemment d’une adaptation TV sur une chaine anglaise. Si ça arrive par chez nous, je regarderai peut-être, ce format pouvant être plus percutant.

319 pages, Ed.Albin Michel, Trad. E. Ménévis , juin 2016.

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